[LiveHistory] Yaya Touré, rouge et blanc à jamais

Ce vendredi, Yaya Touré a annoncé qu’il arrêtait sa carrière de joueur pour se consacrer à un nouveau rêve : celui de devenir le premier entraîneur africain en Premier League.

Le milieu de terrain ivoirien, formé à l’ASEC Abidjan et âgé de 35 ans met donc fin à une carrière de 670 matchs professionnels.
Avec un palmarès exceptionnel (notamment une Ligue des Champions, 3 Premier League, une Coupe d’Afrique, 2 Liga …), l’Ivoirien s’est imposé comme l’un des meilleurs joueurs africains de l’Histoire.

Yaya Touré célèbre la victoire en Coupe d’Afrique en 2015.

Si son passage à Monaco fut bref (une saison 2006-2007), le colosse d’1m87 a marqué de son empreinte cette saison.

A l’entraînement au quotidien, on s’apercevait de quel joueur il était.
Tu avais l’impression que c’était un grand père quand il courait, mais quand il avait le ballon il allait plus vite que tout le monde.
C’est un très grand joueur. “

François Modesto, partenaire de Touré à l’ASM encense ce dernier.

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L’Ivoirien a connu des débuts compliqués à Monaco en débarquant à 23 ans. Il arrive de l’Olympiakos pour environ 5,5 millions d’euros, avec la réputation d’un jeune joueur au fort potentiel.
Cependant, il déçoit très vite en principauté, et plus principalement son entraîneur de l’époque, László Bölöni. Pour le Roumain, Tourén’avait physiquement pas le coffre pour jouer en Europe”, comme le rapporte Jean-Luc Ettori, le directeur sportif de l’époque.
Il aura fallu attendre le licenciement de l’entraîneur Roumain à la mi-saison pour que le milieu ivoirien puisse s’exprimer, replacé en meneur de jeu, notamment grâce à la confiance accordée par son nouvel entraîneur : Laurent Banide.

Au club, on n’a pas mesuré à qui on avait à faire. Même les joueurs, ses coéquipiers. Il y en avait toujours pour lui reprocher son replacement. Mais il fallait bien être conscient que c’était une chance de jouer avec un type pareil. Qu’il n’allait pas rester éternellement. En France, on voit de toute façon toujours plus les défauts que les qualités. ”

Jean-Luc Ettori, directeur sportif de l’époque, évoque l’erreur de jugement faite à propos du milieu ivoirien.

Yaya Touré finira la saison avec 5 buts et 5 passes décisives en 27 matchs, ce qui, sans être un bilan extraordinaire, reste tout de même important, notamment au vu de la saison difficile du club, qui a lutté longuement pour le maintien (relégable à l’automne).
Son rôle dans la course au maintien ne sera pas minimisé. Ettori lui associera même un rôle essentiel dans l’obtention de celui-ci. De plus, ses coéquipiers l’ont défendu, comme Guillaume WarmuzIl n’avait pas les 11 maillots de l’équipe avec lui. Ce Monaco-là faisait partie de ces équipes où il y a beaucoup de bons joueurs mais pas vraiment de cohésion.”
(C’est exactement ce qu’on peut dire de la saison actuelle de l’ASM).

Yaya Touré sous le maillot de Monaco.

Yaya Touré quittera le Rocher à l’été, Barcelone frappant à sa porte. “Irrefusable” selon lui, malgré l’instance d’Ettori pour conserver le joueur. La suite de sa carrière ? Tout le monde la connait, et elle restera dans l’Histoire du football, et principalement dans celle de Monaco.

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