L’ASM et les nationalités de ses recrues [mise à jour]

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La Belgique vient d’accueillir son neuvième représentant à l’ASM : Nacer Chadli. Le Maroc, lui, a profité du fait que Youssef Aït Bennasser reste cette fois-ci dans l’effectif asémite (après 2 années de prêt), pour porter le nombre de marocains de l’histoire du club à cinq. La Russie et la Guinée-Bissau, quant à eux, ont étrenné leurs premiers représentants : Aleksandr Golovin et “Pelé”. Enfin, plusieurs filières (anglaise, espagnole, croate et ghanéenne) ont évolué, grâce à l’arrivée de très jeunes recrues.

 

Nacer Chadli est donc le neuvième joueur belge à signer au club, si l’on compte aussi les trois joueurs post-formés arrivés très jeunes : A. Bongiovanni, F. Antonucci et E. Matazo.
Nous trouvons la trace d’un défenseur franco-belge, Robert Meuris, joueur de l’ASM de juillet 1952 à janvier 1954. Puis il faudra attendre presque 40 ans avant de revoir un belge fouler le Louis II…
L’été 1993 voit débarquer un grand nom du football européen dans l’effectif : Enzo Scifo. Venu d’Italie, il est déjà connu et reconnu en France pour ses passages à Bordeaux et surtout à Auxerre (2 saisons pleines), de 1988 à 1991. Il restera 4 ans à l’ASM, jusqu’au titre de champion 1997, pour un bilan positif, malgré de nombreux pépins physiques.
En 1996 l’arrivée d’un jeune défenseur Philippe Léonard donna un compatriote à E. Scifo dans l’effectif asémite. Un joueur d’équipe, aimé des dirigeants car il resta tout de même sept ans au club. Souvent remplaçant, jamais titulaire sur la durée, mais toujours prêt à rendre service, fidèle au club, il joua sa vingtaine de matchs par saison.
Yannick Carrasco fut formé au club et devient pro en 2012 en Ligue 2. Il resta trois ans au club, l’espoir se transforma en bon joueur et il devint un joueur à suivre en Europe. Il partit pour l’Atletico mais cela ne marcha pas comme prévu là-bas : ainsi il sacrifia sa carrière naissante en quittant vite Madrid pour le mirage chinois…
Youri Tielemans fut une recrue (onéreuse) de l’intersaison 2017. Sa première saison fut mitigée, il n’apporta pas tout ce qu’on espérait, mais il laissait quand-même entrevoir des progrès et des promesses à venir. Cette saison doit être la sienne.

 

Dans les années 1950 et 1960, on trouve la présence de 2 joueurs marocains dans l’effectif de l’ASM : Hassan M’Jid (1951) et Hassan Akesbi (début 1964), deux attaquants qui n’ont pas laissé de traces marquantes au club.
Le temps passa et il faudra attendre janvier 2012 pour une double arrivée, dictée par la nouvelle présidence russe : Nabil Dirar et Mounir Obbadi (franco-marocain qui joua pour le Maroc), deux milieux expérimentés.
N. Dirar, sans véritablement exploser, devint un bon joueur de club, un ailier doué techniquement, et acceptant le fait de souvent devoir jouer les seconds rôles. Sa fidélité (5 ans et demi) au club est aussi à souligner.
M. Obbadi, lui, fut une bonne surprise et, vite titulaire, dans sa position de relayeur, participa de façon importante à la remontée du club en 2013.

 

Aleksandr Golovin, on l’a dit et redit, est le premier russe de l’histoire de l’ASM. Que dire, sinon que son arrivée intervient 6 ans et demi après l’arrivée de notre bienfaiteur président russe : on ne pourra donc pas l’accuser de favoritisme patriotique!

 

“Pelé”, d’origine portugaise, a choisi pourtant de défendre les couleurs de la Guinée-Bissau. Ainsi, seule la nationalité sportive comptant, il devient le premier international de son pays du club. Pour l’anecdocte, l’ASM compte dans son histoire un autre représentant guinéen, Pascal Feindouno, mais qui joua, lui, pour la Guinée-Conakry.

 

 

Pour être complet, il faut aussi prendre en compte les très jeunes étrangers arrivés au club cette saison.

 

Ainsi, l’anglais Jonathan Panzo n’est que le troisième anglais à fouler le Louis II, 31 ans tout de même après un fameux duo qui arriva en même temps l’été 1987 : M. Hateley, le buteur, et G. Hoddle, le meneur d’exception, deux joueurs qui marquèrent l’histoire du club. Deux réussites qui auraient pu être plus grandes encore sans leurs blessures respectives.

 

L’espagnol Robert Navarro devient le sixième espagnol du club. Aux côtés des autres arrivés très jeunes récemment, J. M’Boula et A. Fernandez (un des gardiens remplaçants), on trouve la trace d’une énigme (Borja Lopez, présenté en 2013 comme un espoir, mais il n’a jamais eu sa chance), un échec plutôt inattendu (Gerard, 2005) et bien sûr une grande réussite (F. Morientes, 2003).

 

Le croate David Colina rejoint une filière croate assez importante, en effet huit joueurs sont déjà passés à Monaco avant lui. Outre Subasic (gardien du temple actuel, depuis 6 ans et demi), on note plus d’échecs ou de cas mitigés (S. Andrijasevic, R. Spehar, J.Leko, N. Pokrivac, D. Simic et M. Pasalic) que de vraies réussites (D. Prso).

 

Le ghanéen Eric Ayiah est arrivé lui aussi cette année, et il faut remonter 17 ans en arrière pour trouver son précédent et unique compatriote : A. Nyarko, monégasque pendant la saison (de transition) 2001/2002.

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