Ma passion pour l’ASM de Mauxion E

La-Parole-aux-supporters

Toute ma passion démarre lors de la saison 2003-2004 et la fameuse campagne européenne de l’ASM. Elle commence lors d’un match à Eindhoven, on gagne 2-1 grâce à des buts de Fernando Morientes et Edouard Cissé. Fernando Morientes mon idole prêtée par le Real, marqua avec Ludovic Giuly toute mon enfance, même si les deux vont partir à la fin de cette saison.

Les moments forts de cette campagne sont : la victoire face à la Corogne 8-3 en phase de poules au Stade Louis II. Je me souviens que c’était Denis Balbir et Aimé Jacquet aux commentaires. Le match commence sur les chapeaux de roues puisque Jérôme Rothen ouvre le score très vite dans la partie. On sent que les espagnols ne sont pas du tout dans le match, Rothen donnera l’explication plus tard « On a appris qu’ils étaient allé faire du shopping le matin du match. On a dit : Faut qu’ils mangent ! Et bien à l’arrivée ils ont bien mangés ». En effet puisque ce soir du mois de Novembre un homme rentre dans l’histoire de la Ligue des Champions, Dado Prso, auteur de quatre buts dans ce match, rejoint ainsi Marco Van Basten et Simone Inzaghi au panthéon de la Ligue des Champions. Il marqua ses quatre buts le jour de son anniversaire. Pour la petite anecdote, la Corogne ce soir arborait un nouveau maillot orange. Depuis ce maillot a été mis au placard il n’aura fait qu’un match sur les épaules du club espagnol.

J’ai également un souvenir marquant des phases finales c’est le match retour au Stade Louis II contre le Lokomotiv Moscou, on avait perdu 2-1 au match aller, il fallait gagner 1-0. Je suis devant la télé comme toujours pour regarder mon équipe, je crois que c’est Adebayor qui obtient un penalty. Dado Prso s’élance pour le tirer, tout le monde retient son souffle et le gardien le sort, je suis alors effondré. Je sens qu’on peut marquer mais cela va être difficile, un joueur russe est expulsé. Un centre arrive de la gauche et là, Dado Prso surgit et vient fusiller le portier du Lokomotiv. On se qualifie c’est un moment magique, notre adversaire sera le grand Real des Zidane, Ronaldo, Figo.

 Le match aller se déroule au Bernabeu. On ouvre le score avant la mi-temps par Toto Squillaci. Mais le Real va se réveiller et va nous en mettre 4. Heureusement Morientes limite la casse. Score final: 4-2.

Le match retour est diffusé sur Tf1 comme le match aller, cela commence mal pour nous puisque le Real ouvre le score. Mais Giuly marque sur une magnifique reprise de volée, à ce moment-là on se dit que ça va être compliqué mais que peut tout arriver. Morientes marque le deuxième but d’une tête qui lobe Casillas sur un centre d’Evra. Encore un but et on est en en demi-finale, ce qui va se passer puisque Ibarra côté droit face au grand Roberto Carlos arrive à frapper, et là notre capitaine Ludo Giuly fait une madjer qui va au fond. Une dernière frayeur pour nous Raul marque un but mais il est refusé pour position de hors-jeu. On ne peut décrire ce que l’on ressent à ce moment-là, imaginez éliminer le Real des Galactiques.

La demi-finale sera contre Chelsea, on est plus confiant que contre le Real quelques semaines plutôt. Le match aller se déroule dans notre stade au Louis II et commence de la meilleure des manières puisque Dado Prso ouvre le score sur une tête. Mais les anglais égalisent peu de temps après. A l’époque deux grands joueurs français jouaient à Chelsea, à savoir Marcel Dessailly et Claude Makélélé. En parlant de Makélélé, il va faire expulser Andreas Zikos en simulant une gifle donné par le Grec. A ce moment-là nous sommes toujours à un partout. Et ce carton rouge va nous booster, puisque Morientes va nous redonner l’avantage. Puis à la 81èmes minutes rentre Shabani Nonda blessé gravement lors d’un match au Parc des Princes. Il rentre et à ce moment-là mon père me dit « Nonda va marquer » Je le regarde sans trop y croire et là sur  un centre venant de la gauche, Nonda se jette dévie le ballon au fond des filets, je saute de joie. Sur son premier ballon Shabani Nonda marque, je regarde mon père qui me dis « Je te l’avais dit ».

Cela en restera là, on trépigne déjà d’impatience pour le match retour à Stamford Bridge. Chelsea entrainé à l'époque par un certain Claudio Rainieri. La demi-finale a lieu un jour de pluie, un mardi soir si mes souvenirs sont bons.  Le match commence comme d’habitude, je le regarde avec mon père. On est mené très rapidement 2-0, et à ce moment-là nous sommes éliminés. Cela se sent qu’on n’est pas dans un bon soir. Mais grâce à une frappe de Morientes nous revenons dans le match. Sur un corner, Morientes dévie le ballon, on ne sait pas si elle rentre, elle touche le poteau rebondit sur le bras de Ibarra, l’arbitre accorde le but. Nous sommes en finale et là il n’a y a aucun mot pour décrire ce que tous supporters monégasque ressent.

On jouera cette finale contre le Porto de Mourinho qui a éliminé une certaine équipe espagnole : La Corogne. Un signe du destin ? La finale approche à grands pas, entre temps on vient de perdre le titre au profit de Lyon alors qu’on comptait à un certain moment de la saison une dizaine de points d’avance. Mais à ce moment-là peu importe, on est en finale de la Ligue des Champions. Et là toute la France est derrière Monaco, je me souviens que Catherine Laborde présentant sa météo avec une écharpe de l’Asm autour du cou.

Le match commence, première mauvaise nouvelle notre capitaine se blesse à la 21èmes minutes, il sera remplacé par Dado Prso à la 24ème. Cette blessure le privera également de l’Euro quelques semaines plus tard au Portugal. Le pire scénario arrive, on prend une valise (3-0). A la fin du match je pleure comme une madeleine. Mon père essaye de me réconforter comme il peut. J’essuie mes larmes avec mon premier maillot de l’Asm celui floqué du numéro 8 de notre capitaine Ludovic Giuly, acheté sur un marché. Je l’ai toujours, tout comme celui de la saison d'après où j’avais mis mon prénom et le numéro 9 comme celui que portait Morientes. 

Voilà comment a commencé l'histoire d'amour entre un club: Monaco, et un gamin: Moi !

 

A PROPOS DE L'AUTEUR: Guillaume O.

Vice-président et créateur des Munegus Cœur de France

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