#PSGASM Le bourre-pif de trop

AS Monaco's supporters cheer for their team before their French Ligue 1 soccer match against Stade Rennes at the Route de Lorient stadium in Rennes, April 12, 2014. REUTERS/Stephane Mahe (FRANCE - Tags: SPORT SOCCER) - RTR3L006

"Mais dis-donc, on est quand même pas venus pour beurrer les sandwichs !"

Et bien si. On l'a fait. On a pris notre bourre-pif en pleine poire et dire que ce n'était même pas le jour de notre anniversaire. On a pas su qui était Raoul mais les Angel, Edinson et consorts, on connait bien maintenant.

C'était un dimanche d'Avril comme les autres, en pleine paix, le parcage chante et puis *crack* un bourre-pif. Ils sont complètement fous ces mecs mais impossible de les soigner. T'as beau vouloir leur expliquer qui sont Rada, Joao ou Rony, tu termines éparpillé façon puzzle aux quatre coins du territoire. Hier il n'y avait personne pour dynamiter, disperser, ventiler. Du moins de notre côté...
Juste onze mecs totalement paumés sur un terrain à la fois trop grand et dont la pelouse était trop verte. Trop verte oui, un peu comme la pomme qu'ils se sont fait enfiler dans le gosier. Ils étaient plus que frileux nos monégasques hier soir. Peureux, non combatifs, ils étaient sur la pelouse du parc en sénateurs. Rien de plus.
Le maillot ? Ils le portaient. Fièrement ? Demandons leur. Une chose est quant à elle certaine, c'est que le blason du club a été mis à merde pendant quatre-vingt-dix minutes et durant les semaines qui viendront. 
Le problème ? S'il n'y en avait qu'un. Mais faisons ligne par ligne voulez-vous ?
Subasic, il n'a plus le niveau. Je me demande même si en Ligue 2 il arriverait à tenir une cage. Alors Jardim, mon petit... je ne voudrais pas te paraître vieux-jeu ni encore moins grossier. L'homme du rocher, parfois rude, reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te le dire : ton Danijel commence à me les briser menues. Il ne se montre plus décisif. Un arrêt de Subasic est comme espérer trouver une mine d'or sans sortir de chez soi.

Mais il n'est pas le seul. Dieu sait que j'aime Raggi, mais il sait également à quel point ce n'est plus possible de le voir jouer chez nous. C'est une année de trop pour ces deux compères et le résultats finissent par se carapater.

Le Thomas, père Flemmard comme on l'appelle depuis quelque temps. Lui aussi commence à me courir sur le haricot. Tu ne veux pas prolonger ? D'accord. Tu voulais déguerpir façon TGV, ok mais le maillot tu l'as sur les épaules. Celui que d'autres rêveraient de porter. Alors prends en soin parce que s'il parait que le prix s'oublie et que la qualité reste, aujourd'hui il semble difficile de miser sur un quelconque talent à en juger les performances. 

Aujourd'hui, j'en viens à me demander si nous ne sommes pas au fruit récolté d'un projet basé sur le tradding. Se baser, un peu trop, sur des cadres de plus en plus rincés. Découvrir encore et toujours des jeunes qui ne pensent qu'à se faire un nom et d'engourdir le pognon de notre belle. L'amour du maillot possède énormément de mal à survivre. L'argent est de mise dans un milieu où les chacals se disputent l'empire à grands coups de millions. Difficile de lutter. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faille baisser la tête et tendre le fondement. 

Hier, les parisiens avaient la puissance de feu d'un croiseur, et des flingues de concours. Face à eux, nous n'avions que des lance-pierres et quelques godillons pour les faire broncher. Alors merci d'être venu les gars mais l'ordonnance aujourd'hui, elle est pour nous. Ils nous ont montré qui ils sont et nous ont éparpillé façon puzzle. C'est la vie qu'on a décidé de mener, nous, supporters monégasques. De toute façon, c'est notre projet qu'il disait.

On va continuer en espérant du renfort, du vrai. Pas du belge de semi-compétition ou du glandu de 16 ans tout droit venu de pétaouchnok. La refonte des cadres, elle est là la priorité. Des cadres qui s'assument et non pas des zozios de catégorie B qui n'ont qu'une idée en tête, fuir le navire à la première aguicheuse révélée.

En attendant, on peut encore être le bouffon du roi. Celui qui lui sert le thé. C'est toujours mieux que d'être celui qui lui cire les pompes. La deuxième place est l'objectif. Capturez l'objectif.

A PROPOS DE L'AUTEUR: Nicolas L.

Fondateur de Liveteam-asm et supporter monégasque depuis 1994.

Laisser un commentaire