[La Rédac’Attaque] Obrigado Rony

Rony Lopes

La lourde tâche de suppléer l'adoré Bernardo Silva. L'obligation de rapidement progresser pour faire oublier un début de saison délicat. La nécessité d'apporter un plus à une équipe un peu morose... Tant de missions que Rony Lopes avait à accomplir en revenant à Monaco l'été dernier. Aujourd'hui, Rony mérite sa tribune dans la Rédac'Attaque. 

A l'aube de l'été 2017, tout juste auréolé du titre de champion de France avec Monaco, Bernardo Silva est annoncé officiellement outre-manche, à Manchester City. Véritable chouchou du public monégasque, le petit portugais quitte les siens avec un dernier Daghe Munegu. Malgré la présence de l'Hexagoal en terre princière, le départ du petit prince Bernardo laisse un grand vide chez les supporters Rouge et Blanc. Les arrivées de techniciens comme Jovetić ou Keita Baldé ne changeront rien à ce manque.

Sur le terrain, pour pallier l'absence de son poète Bernardo, Leo Jardim se laisse aller à plusieurs essais. Adama Diakhaby un coup, Rachid Ghezzal une fois, Keita Baldé pourquoi pas... Puis Rony Lopes. Hasard ou pas, l'international portugais a fait le chemin inverse, de Manchester City vers la Ligue 1. S'il ne brille pas en première partie de saison, il garde la confiance de son entraîneur. Et pour cause, il est tout ce qu'un entraîneur rêve d'avoir : un combattant, un travailleur, un moteur.

https://twitter.com/AS_Monaco/status/982674188573069313

"Il n'y a pas de 'je' dans une équipe"

A gauche, comme à droite, Rony Lopes a toujours été irréprochable dans l'implication sur le pré -inutile de (re)préciser que ce n'est pas le cas de tous les joueurs du groupe-. Sa progression cette saison est le fruit de son travail constant. Un dur labeur récompensé par des stats : 8 buts sur les 7 dernières journées de championnat. L'arbre qui cache la forêt ? Presque. Le Portugais brille quand ses camarades sont, pour beaucoup, à la peine. Pourtant malgré son importance devenue cruciale au sein du XI Rouge et Blanc, la simplicité du personnage l'oblige à être humble : "Merci pour le titre de joueur du mois (de mars, ndlr), mais n'oublions jamais qu'il n'y a pas de "je" dans une équipe."

(Re)lire : La Rédac'Attaque - Lemar à bout, nous aussi

Merci "Ronnie" Lopes

Tu ne seras peut-être jamais aussi technique que notre bien aimé Bernardo. Tu ne feras peut-être jamais de différences comme il le faisait. Tu as tes propres qualités, que tu as su développer à une vitesse éclair. Comme pour Bernardo, le travail fait de toi le joueur que tu es aujourd'hui.

Alors merci, Rony, pour ton apport, pour ta détermination et ta modestie. Merci pour ton application à parler français et remercier tes supporters après chaque rencontre. Merci pour ta volonté, parfois débordante (oui, tu as dit que Monaco allait gagner contre Paris à la MT de la coupe de la Ligue), mais nécessaire au groupe. Merci pour tes buts, merci pour tes passes décisives. Mais surtout, merci de prouver qu'on peut penser uniquement à son club, même si ce club est maintenant étiqueté comme "tremplin".

Pour cela, Liveteam te souhaite de faire partie du groupe des 23 direction la coupe du Monde avec le Portugal.

A PROPOS DE L'AUTEUR: Pierre Caron

@PierreCaron31

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